MTN et les autres... |
2013. Lors d’une soirée, un ami qui a consacré sa vie à la valorisation des savoirs paysans réagissait assez vivement à la critique qu’en RDC « Rien ne change ! » Et de citer le recensement biométrique des fonctionnaires, la construction de routes et qu’aujourd’hui en RDC, l’on peut appeler tout le monde sur son portable / GSM. L’échange était passionné, je n’ai pas osé l’interpeller sur la réalité de ce qu’il avançait… Parce que dans les faits, lorsque j’appelle Bukavu et Kalemie, je dois m’attendre à des coupures régulières, à une qualité de son plus que médiocre, au point que pour Kalemie, mes amis suggèrent que je les appelle le soir après 20 heures… Outre la saga de la connexion à la fibre optique qui traîne depuis des années avec comme toujours, le brouillard le plus absolu sur les sommes engagées (Où trouver le site web des PTT ou du ministère des Postes, Téléphone et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ?), il semble qu’à l’Est, les 3 principaux opérateurs Vodacom, Airtel et Orange soient en train de perdre des parts de marché au détriment de MTN, bien implanté au Rwanda et en Ouganda… Des mises en garde ont été faites par le ministre des postes et télécommunication à Kinshasa sans succès. Selon Radio Okapi, déjà en novembre 2010, les usagers se plaignaient de la mauvaise qualité du service : «Vous appelez un correspondant, on vous dit que son téléphone est éteint, alors que ce n’est pas le cas. De fois, quand on active (NDLR : ce tarif promotionnel), ça ne passe pas. Vous pouvez activez pour 30 minutes, vous utilisez 18 minutes, quand vous continuez, vous voyez que ça ne passe plus. Donc, on ne peut pas imaginer le manque à gagner que les abonnés subissent dans ce genre de problèmes.» C’est ainsi que se présente la situation des télécommunications à Kinshasa, à la suite de campagnes promotionnelles mises en place par les sociétés des communications : Vodacom - jusqu’à fatiguer, Zain - Mama na Koza Zain, Tigo - Allo na Allo plus (L’ancêtre du « Allo, non mais allo quoi ! »). En août 2012, le ministre Tryphon Kin-Key Mulumba a invité les opérateurs à cesser avec «le tapage mensonger» vis-à-vis des consommateurs à travers leurs services de messagerie envoyés à longueur de journée. « Depuis un mois et demi, les usagers ont constaté que la baisse de la qualité de communication est réelle. En même tant, il n’y a pas un système de remboursement qui existe. Ces opérateurs ont signé un cahier de charges au niveau du régulateur qui dépend de mon ministère. Ils ont donc un devoir de qualité », a affirmé Tryphon Kin-Key. Qu’en est-il un an plus tard, en 2013 ? La même chose. Sauf que le client a perdu confiance en ces opérateurs qui ont profité de l’incapacité récurrente du gouvernement et de l’Etat à gérer ses ressources fiscales et à imposer la qualité de communication que le pays est en droit d'attendre. Il est étonnant de voir l'augmentation de nombre d'appel déclaré par ces opérateurs sans que l'utilisateur ait le sentiment d'avoir utilisé son téléphone dans la même proportion... Même si le ministre tente de mettre en place un contrôle des recettes fiscales dans ce secteur d’activités, le fait que bon nombre d’abonnés passe à l’Est va diminuer son volume… Rien ne semble avoir changé, désolé l’ami… Thierry Carton |
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